Vous avez peut-être remarqué que j’étais un peu moins présente ces dernières semaines. Moins de recettes, quelques passages éclair sur Instagram et une discrétion inhabituelle de ma part.
Il y a tout juste un mois, ma vie a pourtant bien failli basculer.
Rassurez-vous, ce n’est pas parce que la passion de la cuisine et de la pâtisserie m’a quittée. Bien au contraire, mais la vie a parfois le chic pour nous surprendre, pour le meilleur… comme pour le pire.
La bonne nouvelle ? Je suis toujours là, derrière mon clavier. Certes avec un doigt encore inutilisable, bien protégé pour quelque temps et qui exige des soins- ce qui explique mes incursions rapides en cuisine, mais bien présente.
La mauvaise ? Une succession d’événements qui a bien failli me coûter beaucoup plus qu’un doigt.
Allez, trêve de suspense, je vous raconte tout.
Tout commence le 28 avril avec une intervention chirurgicale délicate. L’opération se déroule parfaitement, mais l’anesthésie me laisse quelques souvenirs dont je me serais volontiers passée : bouche et trachée sérieusement irritées, impossibilité d’avaler quoi que ce soit et une fatigue immense alimentée par deux nuits sans sommeil.
Malgré tout, je décide de rentrer chez moi après avoir dit au revoir à deux de mes enfants venus spécialement me voir : l’une depuis Dubaï, l’autre depuis Londres.
Je prends donc le volant de ma petite Mini Cooper — non, je ne suis toujours pas sponsorisée, mais ce détail a son importance dans l’histoire — et je prends la route de la campagne.
La fatigue est bien là.
Une trentaine de kilomètres plus tard, malgré deux sérieux avertissements, je m’endors.
Pas longtemps.
Juste assez pour que la voiture entame un premier tonneau. Le bruit de la tôle hurtant la chaussée me réveille instantanément. Mon premier réflexe : protéger mon visage avec mes bras.
Puis un deuxième tonneau.
Puis un troisième.
Puis un quatrième.
Puis un cinquième.
C’est fou comme le temps peut sembler long dans ces moments-là…..
Et puis…. enfin, la voiture décide de s’arrêter. Sur ses roues. Pas sur le côté.
Je donne un grand coup d’épaule pour ouvrir la portière et sortir au plus vite.
Vivante.
La suite s’enchaîne très vite : des personnes arrivent pour m’aider, les secours, les urgences, puis la chirurgie du coude et du doigt.
Avec le recul, je mesure chaque jour l’immense chance que j’ai eue.
Savourer la vie tant qu’on l’a, c’est ma recette du jour!

Merci à tous ceux qui m’ont soutenue, supportée, aimée. Je serai là pour vous.